Billet d'humeur. Un samedi funeste
- PassionTango
- 18 avr. 2021
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Dernière mise à jour : 19 avr. 2021
Samedi après-midi, dans la chapelle Saint-Georges du château de Windsor, devant les caméras du monde entier, le Royaume-Uni a enterré le Prince Philip. L'une des images marquantes aura été celle de la Reine Elizabeth II, assise seule sur son banc, réussissant à dissimuler sa peine.
Quelques heures plus tard, au stade Louis-Michel de Sète, devant la caméra péniblement connectée de FFF TV, le Stade lavallois a enterré ses derniers espoirs de montée. L'une des images marquantes aura été celle d'un coach – d'ordinaire protecteur – qui, seul face aux journalistes, a difficilement retenu sa colère. Il est désormais scellé que cette équipe, qui pouvait avoir une allure d'outsider sur la ligne de départ, n'avait pas le niveau pour espérer monter. Rien ne garantit, en revanche, aujourd'hui, qu'elle aura celui pour se maintenir. Au-delà de la qualité technique, il y a l'état d'esprit. La victoire dans le derby contre Le Mans en santiags ne justifie pas d'avoir immédiatement enfilé les tongs.

Medhi Boudjemaa tête baissée après la nouvelle défaite lavalloise (©Giani Moreno)
« Souriez, c'est Laval », dit le nouveau slogan, tandis que l'ombre du plus mauvais classement de l'Histoire du club plane avec insistance ; qui plus est dans une saison qui doit aller à son terme. Quel sera le véritable impact négatif du Covid sur le Stade lavallois 2020-21 ? D'avoir empêché les Tango d'espérer finir en beauté, ou de les laisser finir de façon affreuse sans être secoué à Le Basser et aux Gandonnières ? Laval, ce n'est pas le Royaume-Uni. Mais joueurs, staff et dirigeants sont en train de marquer l'Histoire du club. En mal. Jusqu'à l'enterrement ?
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